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Le 5 novembre 2023, sous les néons aveuglants du Strip de Las Vegas, Max Verstappen franchit la ligne d’arrivée. Sa victoire, la dix-neuvième de l’année, est presque une formalité. Le bruit des moteurs se perd dans le vacarme des machines à sous. La scène est surréaliste, un point d’exclamation flamboyant au bout d’une saison déjà écrite. Une saison où la compétition a cédé la place à la consécration. Où un homme et une machine ont transcendé le sport pour entrer dans le domaine du pur record statistique.
Il est tentant de résumer l’année 2023 par un seul chiffre : 21. Vingt-et-une victoires pour Red Bull Racing sur vingt-deux courses. Un taux de réussite de 95,45%. Ces nombres, froids et absolus, racontent à eux seuls une histoire de domination sans précédent dans l’histoire du sport. Mais derrière cette statistique écrasante se cache une symbiose parfaite, une alchimie rare entre un pilote au sommet de son art et une voiture née d’une réglementation technique maîtrisée comme personne.
La RB19 n’était pas simplement rapide. Elle était obéissante, polyvalente, redoutablement efficace. Alors que Mercedes peinait à comprendre les caprices de sa W14 et que Ferrari luttait contre son inconstance, l’équipe de Milton Keynes a affiné son concept avec une précision chirurgicale. Le résultat fut une voiture capable de gagner sur tous les types de circuits : les tracés aérodynamiques de Silverstone et de Suzuka, les rues sinueuses de Monaco, les pistes d’altitude de Mexico. Son seul point faible, une anomalie dans un océan de succès, fut révélé sous les projecteurs de Singapour. Là, sur un circuit urbain exigeant en adhérence mécanique, la magie n’a pas opéré. Carlos Sainz et Ferrari ont saisi l’occasion, brisant la série de victoires de Verstappen. Cette unique défaite, loin de ternir leur campagne, a seulement souligné l’invraisemblance de leur suprématie sur les vingt-et-un autres week-ends.
« Ce que Red Bull et Max ont accompli cette année dépasse l’entendement. Ce n’est pas une domination, c’est une éclipse totale. La RB19 est l’une des voitures les plus accomplies de l’histoire, et elle avait le pilote parfait pour l’exploiter. »
- Selon Pierre Gasly, pilote Alpine.
Max Verstappen, champion du monde en titre depuis 2021, est entré dans la saison avec la sérénité froide d’un prédateur. L’homme qui, enfant, était décrit comme un talent brut et parfois impatient, a mué en une force de la nature méthodique. Ses 19 victoires personnelles – un autre record historique – cachent une régularité assassine : 21 podiums en 22 courses. Son titre mondial, mathématiquement acquis lors du Sprint du Grand Prix du Qatar le 7 octobre, était une formalité depuis l’été.
Mais les chiffres ne captent pas l’essence de sa performance. C’était dans la gestion des courses, la maîtrise des départs, l’extraction de tours qualificatifs décisifs le samedi que Verstappen a écrasé l’esprit de compétition. Son plus grand rival était souvent son propre coéquipier, Sergio Pérez. Le Mexicain a commencé l’année avec deux victoires en quatre courses, suscitant un bref espoir de duel interne. Cet espoir s’est rapidement évaporé. La constance de Verstappen a mis en lumière les faiblesses de Pérez, piégé par des qualifications erratiques et une confiance fluctuante. Le fossé au championnat, 575 points contre 285, raconte l’histoire d’une saison à deux vitesses au sein d’une même écurie.
« Il n’y a pas de secret. Je me sens parfaitement en phase avec la voiture. Chaque session, chaque tour, nous cherchons la perfection. Parfois, elle est là. Souvent, elle est là. Cette année, tout a simplement cliqué. »
- Max Verstappen, après sa victoire au Japon, septembre 2023.
La série la plus frappante reste ses dix victoires consécutives, entre Miami et Monza, battant le record de Sebastian Vettel établi en 2013. Chaque dimanche devenait un rituel : Verstappen en tête au premier virage, Verstappen gérant l’écart, Verstappen victorieux. Une routine qui a transformé la surprise en attente, puis l’attente en une forme de résignation admirative de la part de ses concurrents.
Pour comprendre l’ampleur du séisme Red Bull, il faut regarder l’état du plateau en 2023. La réglementation technique radicale introduite en 2022 avait rebattu les cartes. Ferrari et Mercedes semblaient alors être sur la bonne voie. Un an plus tard, le paysage était méconnaissable. Ferrari, victorieuse en début d’année précédente, s’est empêtrée dans des stratégies douteuses et une fiabilité défaillante. Leur unique lueur de gloire, à Singapour, était davantage le fruit du travail acharné de Carlos Sainz et d’une configuration de piste spécifique que d’un retour au sommet.
Mercedes, de son côté, a persisté avec le concept de « zéro porpoising » de sa W13, un concept que l’équipe a finalement admis être une impasse. Lewis Hamilton, sept fois champion du monde, a passé une grande partie de l’année à lutter avec une voiture imprévisible, incapable de contester régulièrement pour la victoire. Son podium final à Abu Dhabi, derrière les deux Red Bull, était un rappel poignant de son talent, mais aussi un aveu de la distance parcourue – dans le mauvais sens – par son équipe.
Au milieu de ce marasme pour les géants historiques, deux équipes ont offert des lueurs d’espoir et de surprise. Aston Martin, avec Fernando Alonso, a connu un début de saison fracassant. Le vétéran espagnol, à 42 ans, a signé six podiums dans les huit premières courses, rappelant à tous son génie intact. L’équipe de Silverstone a finalement manqué de rythme de développement face à McLaren, mais son année restait un succès retentissant.
Car McLaren a écrit l’autre grand récit de la saison. Après un départ catastrophique, l’équipe a opéré un revirement spectaculaire à partir de l’été. L’arrivée de mises à jour significatives en Autriche a propulsé Lando Norris, et surtout le rookie Oscar Piastri, dans la lutte pour les podiums. La première pole position de Piastri lors du Sprint au Qatar, suivie de sa première victoire en format Sprint, a signalé l’arrivée d’un talent extraordinaire. Son podium au Grand Prix du Japon, seulement sa seizième course en F1, a confirmé que l’avenir du sport avait un nouveau visage.
Ces succès parallèles, cependant, n’étaient que des contrepoints dans la symphonie écrasante de Red Bull. Ils démontraient que la concurrence n’était pas morte, mais qu’elle luttait pour survivre dans l’ombre d’un colosse. L’écart au championnat constructeurs est éloquent : 860 points pour Red Bull, contre 409 pour Mercedes, second. Un gouffre de 451 points. Un tel écart n’est pas une compétition, c’est une démonstration.
Alors que la F1 célébrait son retour à Las Vegas, une course spectacle dans un décor hollywoodien, une question persistait dans les paddocks : cette domination historique était-elle le signe d’un déséquilibre durable, ou simplement le point culminant d’un cycle réglementaire parfaitement maîtrisé par une équipe en état de grâce ? La réponse se jouerait dans les derniers tours, et surtout, dans les mois qui suivraient.
Les statistiques de la saison 2023 sont si démesurées qu’elles en deviennent abstraites. 19 victoires pour un seul homme. 454 points inscrits, un record absolu qui pulvérise les anciennes références. Red Bull victorieuse 21 fois sur 22. Pour saisir l’ampleur du phénomène, il faut se pencher sur la chronologie de l’année. Le début fut trompeur : après Bahreïn et l’Arabie Saoudite, un point seulement séparait Verstappen de Lewis Hamilton. Un semblant de suspense. Puis, à Imola en mai, le piège se referma. Verstappen réalisa le hat-tran parfait : victoire du Sprint, victoire du Grand Prix, meilleur tour. 34 points empochés en un seul week-end, un autre record. Le championnat, à peine commencé, était déjà plié.
« La saison 2023 de Max Verstappen est la plus dominante et la plus historiquement réussie de l'histoire de la Formule 1. »
— StatsF1.com, analyse rétrospective 2023.
La mi-saison a scellé le destin de tous. Cinq victoires consécutives en Europe ont enterré les espoirs de Sergio Pérez, pourtant vainqueur à Monaco et en Azerbaïdjan en début d'année. Le Mexicain, le seul à pouvoir mathématiquement inquiéter son coéquipier, a vu ses ambitions s’effriter course après course, victime de qualifications erratiques et d’une confiance en berne. Le duel interne Red Bull, prometteur en avril, était un lointain souvenir en juillet. Le reste du plateau ? Spectateur. Ferrari oscillait entre inconstance et malchance. Mercedes tâtonnait. Seul Fernando Alonso, dans son Aston Martin vert émeraude, parvenait à offrir une résistance symbolique, collectionnant les podiums sans jamais menacer pour la victoire.
Si 2023 fut l’année de l’éclipse, les saisons suivantes ont démontré à quel point la Formule 1 est un écosystème en perpétuel mouvement. Le vent a tourné, violemment. Les données partielles de la saison 2025, mises à jour jusqu’au 7 décembre 2025, dessinent un paysage méconnaissable. Red Bull et Verstappen ne sont plus les maîtres incontestés. Le nouveau pouvoir s’appelle McLaren. Lando Norris et Oscar Piastri mènent la danse, l’Australien affichant 146 points en mi-saison 2025, devant un Verstappen à 124 points. L’équipe de Woking, reléguée en début de saison 2023, a opéré une mue technologique foudroyante.
« Pour tous les autres, il suffisait de peu pour prendre du retard. Même Max a terminé onzième à Budapest. Seuls McLaren et Max avaient la marge nécessaire pour gérer un problème. »
— Frédéric Vasseur, directeur de l'écurie Ferrari, en 2025.
Cette citation de Vasseur est révélatrice. Elle pointe du doigt la fragilité nouvelle de l’ancien empire. En 2023, Red Bull avait une marge telle qu’un problème technique ou une erreur stratégique pouvait être absorbé sans conséquence. En 2025, cette marge s’est évaporée. La compétition est redevenue serrée, impitoyable. Mais cette renaissance du suspense a un corollaire : l’effondrement d’un autre géant. Ferrari, l’écurie la plus titrée de l’histoire, traverse une crise profonde. La SF-25, selon les observateurs les plus acérés, n’a jamais été une voiture compétitive.
« La SF-25 n’a jamais été une voiture compétitive, incapable de se battre pour les premières places. L’humilité fait défaut chez Ferrari malgré des discours lénifiants. »
— F1Only.fr, analyse en décembre 2025.
Le diagnostic est sévère. Alors que l’équipe s’attarde sur des « détails mineurs », sa structure technique semble déficiente. Le contraste avec la remontée fulgurante de McLaren est saisissant. On assiste à une inversion totale des pôles : l’élève appliqué de 2023 (McLaren) est devenu le maître en 2025, tandis que le vieil aristocrate (Ferrari) semble perdu dans ses certitudes. Cette volatilité est-elle le prix à payer pour retrouver un spectacle imprévisible ? La domination écrasante de 2023 a-t-elle, paradoxalement, stimulé la réaction des concurrents au point de les rendre plus forts que le champion ?
La saison 2023 a provoqué un malaise palpable. Un sentiment partagé entre l’admiration pour l’excellence technique et la lassitude face à une compétition asphyxiée. Les débats ont enflammé les médias spécialisés et les réseaux sociaux. Une domination à 95,45% est-elle bonne pour le sport ? La réponse est évidemment non, si l’on considère la F1 comme un spectacle hebdomadaire devant offrir du suspense. Mais cette réponse est trop courte. L’histoire du sport est ponctuée de périodes de suprématie : Ferrari au début des années 2000, Mercedes à la fin de la décennie 2010. Chaque fois, cette domination a poussé les autres à se réinventer, à prendre des risques technologiques, à repenser leur organisation.
Le cas de 2023 est particulier par son caractère absolu. Il n’y a pas eu de bataille au sein de l’écurie dominante, comme il y a pu en avoir entre Rosberg et Hamilton chez Mercedes. Verstappen a écrasé Pérez sans discussion possible. Cette absence de conflit interne a rendu la narration encore plus monotone. Pourtant, regardons l’effet produit. McLaren, stimulée par l’échec de son début de saison 2023, a tout repensé. Leurs progrès à partir de l’été 2023 ont jeté les bases de la voiture dominante de 2025. La terreur inspirée par la RB19 a été un catalyseur d’innovation pour ceux qui refusaient la résignation.
« Max est le pilote de tous les records. »
— StatsF1.com, à propos de Verstappen.
Cette phrase, maintes fois répétée, résume le paradoxe. Verstappen, avec ses 71 victoires en carrière fin 2025 et son taux de succès de 30,47%, s’inscrit dans la légende par les chiffres. Mais ces mêmes chiffres, pendant une saison entière, ont étouffé le drama qui fait battre le cœur de la F1. Le public admire le génie, mais il a soif de combat. La fin de la série de 15 victoires consécutives de Red Bull à Singapour, grâce à Carlos Sainz, a été accueillie par une ovation de soulagement autant que de joie. Elle a prouvé que la machine était vulnérable, que l’exploit était possible. Ce seul week-end a peut-être sauvé la saison d’un point de vue narratif.
La perspective critique est donc double. D’un côté, 2023 restera une année de référence technique, une démonstration de maîtrise qui force le respect. De l’autre, elle a exposé les limites d’un règlement technique qui, une fois décrypté par une équipe visionnaire, peut créer un déséquilibre contre lequel il est presque impossible de lutter dans l’immédiat. La FIA a-t-elle tiré les leçons de cette période ? Les modifications réglementaires apportées ensuite visaient-elles spécifiquement à limiter les écarts ? Les résultats de 2025, avec le retour de McLaren, suggèrent que l’équilibre peut se rétablir, mais au prix de la déroute d’un autre historique, Ferrari. Le jeu des chaises musicales continue, impitoyable.
Finalement, le véritable héritage de 2023 ne se mesure peut-être pas aux trophées de Verstappen, mais à la réaction en chaîne qu’elle a provoquée. Elle a agi comme un électrochoc. Elle a dit à toutes les écuries : « Ceci est le nouveau niveau d’excellence à atteindre. » Certains, comme McLaren, ont relevé le défi avec brio. D’autres, comme Ferrari, semblent encore à la recherche de la clé. La domination totale, si elle est un poison à court terme pour le spectacle, se révèle être un extraordinaire accélérateur de progrès à moyen terme. Reste à savoir si les fans, dont la patience a été mise à rude épreuve en 2023, sont prêts à accepter ces cycles comme la rançon de l’excellence technique.
La saison 2023 de la Formule 1 ne sera pas retenue pour son suspense ou ses retournements spectaculaires. Elle entrera dans l’histoire comme un monument, un bloc de granit statistique. Son importance dépasse largement le simple palmarès. Elle représente le point d’orgue d’une ère réglementaire, la démonstration ultime de ce qu’une équipe peut accomplir lorsqu’elle décrypte parfaitement un cahier des charges technique et qu’elle le marie au pilote idéal. Cette année-là, la F1 a flirté avec la perfection mécanique et humaine, et cette perfection s’est avérée écrasante. Elle a posé une question fondamentale à la discipline : jusqu’où peut-on laisser la supériorité technique s’exprimer avant d’étouffer l’essence compétitive du sport ?
L’impact culturel est tangible. Verstappen est sorti de cette saison transformé, transcendant son statut de champion pour entrer dans la conversation des plus grands de tous les temps. Ses records – 19 victoires, 21 podiums – sont des marqueurs qui risquent de tenir des décennies. Ils ont redéfini l’échelle de la domination. Pour les fans, 2023 est devenue une référence, un repère temporel. « C’était l’année où Red Bull gagnait tout », une phrase qui résume à la fois l’admiration et une pointe de frustration. Cette saison a également accéléré la prise de conscience des dirigeants de la F1 sur l’équilibre sportif. Le spectacle, cette denrée précieuse, ne peut résister à une telle hégémonie. Les discussions sur les plafonds budgétaires, l’homologation des développements aérodynamiques, et l’équité des règlements techniques ont pris une nouvelle urgence.
« L’humilité fait défaut chez Ferrari malgré des discours lénifiants ; le focus sur des détails mineurs masque une structure technique déficiente. »
— F1Only.fr, analyse critique de la situation Ferrari en décembre 2025.
Cette citation, bien que postérieure, illustre par contraste l’héritage de 2023. Elle montre la pression monstre que la domination Red Bull a fait peser sur ses rivaux historiques. Ferrari, piégée dans ses dysfonctionnements, en est sortie fragilisée, tandis que McLaren, poussée dans ses retranchements, en est ressortie révolutionnée. La saison monolithique a agi comme un séparateur de grains, distinguant brutalement les organisations capables d’évolution rapide de celles engluées dans leurs habitudes.
Il faut pourtant regarder en face les limites de cet exploit. La principale faiblesse de la saison 2023 fut son récit. Le sport automobile, à son plus haut niveau, est aussi une histoire que l’on raconte semaine après semaine. En 2023, l’intrigue principale était écrite dès le mois de mai. Le reste ne fut qu’une longue épilogue. Les batailles en piste pour la neuvième place, aussi techniques soient-elles, ne remplacent pas le frisson d’un duel pour la victoire. Le championnat des constructeurs lui-même, plié au Grand Prix du Japon, a privé la fin de saison de tout enjeu majeur.
Cette absence de tension a exposé la F1 à des critiques récurrentes sur son manque de compétitivité. Les nouveaux fans attirés par l’effet « Drive to Survive » ont peut-être décroché. Les puristes ont dû se contenter d’apprécier la beauté technique de la RB19 et la maestria de Verstappen, un plaisir certes réel mais intellectuel, loin de la passion viscérale d’un finish serré. Le seul vrai moment de surprise, la victoire de Sainz à Singapour, a paradoxalement souligné la monotonie du reste. Elle était perçue comme une anomalie, un bug dans le système, plutôt que comme un retour à la normale. Quand la surprise devient l’exception, le sport a un problème.
L’autre ombre au tableau concerne la dynamique interne chez Red Bull. La déroute psychologique de Sergio Pérez, écrasé par la performance de son coéquipier, a été un spectacle pénible à observer. Elle a soulevé des questions sur l’équilibre des écuries dominantes et la difficulté d’être le coéquipier d’un phénomène. L’équipe a-t-elle suffisamment soutenu le Mexicain ? La machine à gagner était-elle si parfaitement huilée qu’elle en est devenue impitoyable pour son propre second pilote ? Ces questions restent en suspens et ternissent légèrement l’éclat d’un succès par ailleurs total.
Les conséquences de 2023 se lisent aujourd’hui dans la saison 2025. Le paysage a radicalement changé. McLaren, avec Lando Norris et Oscar Piastri, mène le championnat du monde. Les premières courses de 2025 ont vu Norris accumuler 77 points en tête du classement, tandis que Piastri affichait 146 points en milieu de saison. Red Bull et Verstappen sont désormais des challengers, certes redoutables, mais plus des prédateurs invincibles. Le cycle de domination est rompu. La leçon a été comprise par tous : l’immobilisme est une condamnation.
Les prochains mois seront décisifs pour confirmer cette tendance. La saison 2025 se poursuit, chaque Grand Prix devenant un test pour la nouvelle hiérarchie. Les développements techniques apportés cet hiver, notamment sur les voitures de Ferrari qui cherchent désespérément à combler leur retard, seront scrutés à la loupe. L’objectif pour 2026, avec l’arrivée de nouveaux moteurs et de nouvelles règlementations techniques, est déjà dans toutes les têtes. Les équipes qui ont souffert en 2023 travaillent dans l’ombre à la révolution qui leur permettra de ne plus jamais revivre une telle humiliation.
La F1, finalement, a survécu à sa propre perfection. Elle en est même sortie renforcée, paradoxalement. La domination totale de 2023 a servi de catalyseur, poussant le sport dans une nouvelle ère de compétition serrée. Les néons de Las Vegas, qui ont illuminé la dernière victoire écrasante de Verstappen le 5 novembre 2023, n’éclairaient pas une fin, mais un commencement. Celui d’une course à la reconquête qui a rendu ses lettres de noblesse à l’imprévisibilité. Le spectacle est de retour, mais son prix fut une saison entière d’attente.
Et Max Verstappen, désormais chasseur plutôt que proie, doit-il se retourner sur cette année 2023 avec nostalgie, ou avec l’appétit aiguisé par un défi retrouvé ?
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